26 janvier 2017 \ Les commentaires sont désactivés So Lem
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Lancement de la nouvelle série « La lettre de l’IRQ »

L’Institut de recherche lance aujourd’hui sa nouvelle publication, soit La lettre de l’IRQ qui sera publiée à la fin de chaque mois.

On ne comprend rien à l’actualité politique si on a le nez collé sur les péripéties quotidiennes des uns et des autres. Elle nous échappe, ou alors, elle se résume à des jeux de coulisse et des controverses insignifiantes. Pour donner du relief à l’actualité, il faut penser les événements et les éclairer à la lumière de l’époque. C’est ainsi seulement qu’on peut réfléchir sérieusement aux enjeux de fond autour desquels se joue le destin des sociétés. La lettre de l’IRQ permettra d’analyser l’actualité dans une perspective large : elle reposera sur une équipe de rédacteurs qui réfléchissent en profondeur à la question nationale et qui la jugent encore au cœur de notre vie collective.

On aime dire que Justin Trudeau représente bien la politique à l’heure du culte de l’image. Qu’en est-il vraiment ? Qu’est-ce qui se cache derrière ce culte de la communication ? Voilà ce à quoi tente de répondre David Leroux dans cette première édition de La lettre mensuelle de l’IRQ.

Bonne lecture!

23 mars 2015 \ Les commentaires sont désactivés So Lem
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Publication d’une étude sur le 150e de la confédération

Le 150e de la Confédération, ou comment construire l’identité canadienne à travers une récupération globale de l’histoire
Par : Mathieu Bock-Côté

Commémorer le Canada

Depuis 2012, le gouvernement fédéral s’est engagé dans une vaste entreprise de commémoration du 150e de la Confédération canadienne, qui culminera, comme il va de soi, en 2017. Cette entreprise commémorative engage évidemment tout le gouvernement canadien, qui par ailleurs, cherche à provoquer une mobilisation de la population pour l’inviter à exprimer dans différentes manifestations sa conception de l’identité canadienne. Les commémorations du 150e du Canada doivent donner lieu, en quelque sorte, à un festival patriotique de la commémoration canadienne. On y célèbre un Canada « fort, fier et libre »[1].

La récente entreprise de publicités télévisées liées à la commémoration et de célébration du 150e anniversaire du Canada en a surpris plusieurs. Le gouvernement canadien ne s’adonnait-il pas à une propagande historico-identitaire manifeste, en cherchant à imposer une version idyllique des origines de la fédération canadienne, réduites à un pacte entre deux amis fondant un pays absolument exceptionnel qui serait un modèle sur l’ensemble de la planète? N’assistions-nous pas à une réécriture en direct de l’histoire canadienne, contribuant moins à la connaissance historique, avec sa part de nuances nécessaires, qu’à l’entretien d’un nationalisme d’État pancanadien? De même, plusieurs se sont surpris de la commémoration engagée autour de John A. Macdonald, présenté comme le véritable fondateur du Canada.

Sans cynisme, mais avec réalisme, on pourrait dire que l’entreprise va de soi. Un pays a besoin de symboles et il construit son identité nationale à même l’histoire, qui en représente la matière première, le matériau élémentaire. Il n’y a pas de pays sans conscience historique. La mémoire n’est-elle pas fondatrice du lien politique? Mais la chose a toujours été complexe, au Canada, toutefois, dans la mesure où deux peuples s’y rencontrent avec deux histoires distinctes, et il n’est pas aisé, dans ce contexte, d’en arriver à un récit unifié de l’expérience canadienne. D’ailleurs, les querelles souvent reprises dans l’histoire du Canada sur un manuel d’histoire unique, transcendant la dualité fondatrice du pays, sont caractéristiques de la difficulté d’en arriver à une mémoire canadienne ayant réparé sa fracture originelle. Bâtir une mémoire unifiée au Canada consiste nécessairement à neutraliser la dualité constitutive du pays[2].

[1] Au fil de cette note de recherche on consultera essentiellement le site http://canada150.gc.ca/fra/1342792785740

[2] Alexandre Lanoix, Historica & compagnie. L’enseignement de l’histoire au service de l’unité canadienne, 1867-2007, Montréal, Lux Éditeur, 2007

Télécharger la recherche complète ICI

Le site de l’IRQ fait peau neuve

L’IRQ a lancé officiellement sa nouvelle plateforme Web. Cette nouvelle plateforme permettra une meilleure diffusion d’information, entre autres, par une plus grande synergie avec les réseaux sociaux.   Proactif sur la scène publique en prenant part aux débats collectifs depuis sa fondation, l’IRQ revoit aujourd’hui ses façons de faire. Communiqués, mémoires et publications connaitront sans doute un plus grand écho sur le Web par la refonte complète du site Internet de l’IRQ, www.irq.quebec.   En plus d’une ergonomie accessible par l’ensemble des appareils numériques, plusieurs aspects concrets rendront le site Web de l’IRQ beaucoup plus efficace. Le Web constitue une courroie de transmission essentielle au partage d’idées et à la mobilisation. Le défi de l’IRQ aujourd’hui est de suivre l’ère du numérique et de renouveler son approche et ses actions.

1 novembre 2014 \ Les commentaires sont désactivés So Lem
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Colloque « Quelque chose comme un grand peuple »

Participation record pour cette 7e édition du colloque de l’Institut de recherche sur le Québec « Quelque chose comme un grand peuple ».

Consacré cette année aux transformations au fil du temps du nationalisme québécois et à la situation actuelle de l’idée de souveraineté, des intellectuels de tous les horizons sont ici pour éclairer cette question, notamment le journaliste et chroniqueur Christian Rioux, le sociologue Joseph Yvon Thériault, le philosophe Daniel Jacques, le sociologue et chroniqueur Mathieu Bock-Côté, l’historien Frédéric Bastien, le philosophe Serge Cantin et le sociologue Simon-Pierre Savard-Tremblay.