no5
 

Tchécoslovaquie : le divorce de velours

Suite à l’effondrement du bloc soviétique en 1989, la Tchécoslovaquie est entrée dans une nouvelle ère de son histoire. Une révolution de velours a eu lieu, ce qui a laissé croire à une occidentalisation de ce pays. Toutefois, avant d’y arriver, il fallait que le pays tente de régler les querelles internes qui surgissaient entre la partie tchèque du pays face à la minorité slovaque, qui revendiquait de plus en plus fortement son autonomie. Durant l’année 1992, des discussions ont lieu entre les deux parties. Sans effusion de sang, sans référendum, la Tchécoslovaquie est scindée en deux nouveaux États : la République tchèque et la Slovaquie. Cet épisode allait désormais porter le nom très évocateur de « divorce de velours ». Au cours des prochaines pages, nous tenterons de mieux comprendre l’indépendance de la République tchèque, caractérisée principalement par une volonté remontant au début du XXe siècle, une accession à l’indépendance sans consultation populaire, une absence de violence et le développement d’un euroscepticisme dans les dernières années. Nous débuterons avec le tracé historique menant à l’indépendance de ce pays de l’Europe centrale d’environ 10,5 millions d’habitants. Nous analyserons ensuite le déroulement de l’accession à l’indépendance au début des années 1990 pour ensuite montrer les différentes facettes de l’héritage de cette indépendance.

 

PAR : JEAN-PATRICK BRADY
Doctorant à l’ENAP et chercheur-boursier à la CREPIC
 

logo-pdf
Télécharger l’étude complète