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La Slovaquie : de mariage contractuel à divorce de velours

Le cas de la Slovaquie est généralement cité comme l’exemple impeccable d’une sécession harmonieuse et pacifique – de « velours » pour reprendre l’expression consacrée —, laquelle a coïncidé avec la disparition des régimes socialistes en Europe centrale, en Europe de l’est et en Union Soviétique.

La région correspondant à l’actuelle Slovaquie a été peuplée à partir du Ve siècle par les Celtes, puis par les Sarmates et les Germains. Au VIIe siècle, c’est le peuple slave nommé « Slovaque » qui occupa ledit territoire, et ce dernier a été inclus dans le royaume de Grande-Moravie lors de sa fondation à la fin du VIIIe siècle. En 905, la Slovaquie fut envahie par les Magyars, tribu la plus importante du royaume de Hongrie. Au XVIe siècle survint l’invasion ottomane, mais le Royaume des Habsbourg, à la tête de la Hongrie, fut reconstitué en 1699.

La politique de germanisation pratiquée par les Habsbourg, de même que les conditions de vie miséreuses des Slovaques stimulèrent la conscience nationale de ces derniers. C’est ainsi que naquirent deux tendances « nationales », l’une en faveur de l’union avec le peuple voisin – tchèque, également slave — et à l’adoption de la langue de ce dernier, l’autre favorisant le développement d’une culture authentiquement slovaque. Il faut d’ailleurs noter que ce sont les tenants de ce dernier qui sont parvenus à faire renaître un dialecte de Slovaquie centrale. En 1867 fut créée l’Autriche-Hongrie.

 

PAR : SIMON-PIERRE SAVARD-TREMBLAY
Candidat à la maîtrise en sociologie à l’UQAM
 

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