Loi101

Le dépôt du projet de loi 14 par le gouvernement Marois en 2012 a ramené la question linguistique dans le débat public, dont elle était absente depuis un bon moment. Les manifestations d’anglophones opposés au renforcement de la loi 101 ont attiré l’attention des médias, offrant même à certains porte-parole la tribune convoitée du plateau de Tout le monde en parle.

Les adversaires du projet de loi 14 semblent avoir réussi à convaincre une bonne partie de la population québécoise que le débat linguistique était d’une autre époque et qu’il était inutile de renforcer la loi 101. Ils sont également parvenus à se présenter comme des modérés, bilingues et francophiles, face au gouvernement du Parti québécois qui serait replié sur lui-même et allergique au progrès.

Il nous semblait toutefois que le discours des opposants au projet de loi 14, loin d’être nouveau et modéré, ressemblait beaucoup à celui que tenaient les adversaires de la loi 101 au moment de son adoption en 1977. Afin de vérifier si tel était le cas, nous avons procédé à une analyse des argumentaires des principaux opposants à la loi 101, de 1977 à 2013.

 

PAR JOËLLE QUÉRIN
Doctorante en sociologie et chercheure associé à l’Institut de recherche sur le Québec
Avec la participation d’Émilie Gélinas
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