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Conférencier invité

Normand Lester

Il a commencé sa carrière en journalisme en 1964. Deux ans plus tard, il travaillait pour le compte de Radio-Canada, qui l’affectera un peu partout en Occident. Par exemple, de 1983 à 1986, il est affecté à Paris.

En 1986, il est nommé correspondant parlementaire à Ottawa. Il est affecté au dossier des services secrets canadiens, lesquels sont créés la même année, avec un effectif provenant principalement de la GRC. Entre 1986 et 1998, Normand Lester produit une série de reportages sur ces services incluant l’affaire Claude Morin. qui était simultanément conseiller politique de René Lévesque, premier ministre du Québec et chef du Parti québécois, et informateur pour le compte de la GRC.

Lester quitte Radio-Canada en décembre 2001 après 35 années de service. Il est chroniqueur régulier en politique internationale et dans l’actualité militaire, d’abord au TVA à la TQS, entre 2002 et 2005, et depuis, au réseau Corus Nouvelles et à TQS. En outre, il écrit pour différents journaux, tel le Devoir.

Normand Lester a été le premier journaliste à révéler au Téléjournal, après le meurtre à Bruxelles de l’ingénieur canadien Gerald Bull qu’il était à mettre au point pour l’Irak un supercanon et que sa participation au programme militaire irakien expliquait sans doute son assassinat. Il est l’auteur de L’Affaire Gerald Bull : Les canons de l’Apocalypse publié aux Éditions du Méridien de Montréal qui retrace la vie du génie canadien de la balistique.

En mars 1998, aux Éditions de l’Homme, il publie Enquêtes sur les Services Secrets dans lequel il relate ses investigations journalistiques sur les activités des services de renseignements canadiens. Pour Livre noir du Canada anglais, la SSJB lui remet le Prix Olivar-Asselin, lequel souligne son courage et son excellent journalisme d’enquête. En 2006, il publie, en collaboration avec Robin Philpot, un livre qui dénonce les agissements d’Option Canada, un organisme favorable au camp du Non lors du référendum de 1995 au Québec. Ces agissements ont été faits en contravention de différentes lois québécoises et plusieurs décideurs font partie des personnes accusées d’avoir participé au scandale des commandites.