10ᵉ édition du colloque
« Quelque chose comme un grand peuple »

Samedi, 4 novembre 2017

Amphithéâtre du Cœur des Sciences, UQAM
200, rue Sherbrooke Ouest

 

Un peuple, quel qu’il soit, à certains moments de son aventure collective, et surtout après des périodes difficiles ou lors de réelles transformations historiques, est amené à examiner sa situation collective. Il doit se redéfinir pour continuer d’exister, pour éviter de se fossiliser. Il est de plus en plus évident que le Québec est rendu à un tel moment. Les Québécois cherchent de nouvelles manières de décrire ce qui les ressemble, de nommer ce qu’ils ont commun. Ils se demandent ce qu’est la question nationale devenue. Ils cherchent aussi de nouvelles manières de débattre collectivement, pour redonner du tonus à leur vie démocratique. De la même manière, ils veulent conserver et approfondir leur différence en Amérique en l’inscrivant dans la nouvelle époque dans laquelle nous entrons. Dans le cadre de la dixième édition de son colloque annuel Quelque chose comme un grand peuple, l’Institut de recherche sur le Québec propose une réflexion de grande ampleur sur la situation de la question nationale, sur la vie démocratique au Québec et sur l’épanouissement de la culture québécoise.

 

Programme

8 h 30   Accueil et inscriptions (hall d’entrée)

 
9 h   Conférence inaugurale de monsieur Joseph Facal, professeur titulaire HEC Montréal, chroniqueur Québecor et ex-ministre
« Les priorités d’action du nationalisme québécois »

 
10 h   Panel : Les nouveaux visages de la question nationale

À plusieurs moments dans notre histoire, les nationalistes ont dû mettre à jour leur représentation de la question nationale et leur lecture de la condition québécoise. Il s’agit de penser le nationalisme dans chaque époque, en cherchant à comprendre quels sont les intérêts de la nation et quelles aspirations elle peut formuler et transformer en projet politique. Certains périodes sont propices aux grands élans, d’autres sont plus défensives : c’est que l’histoire d’une nation n’est pas linéaire. De la lutte pour l’indépendance au combat pour la survivance, de la poursuite de la souveraineté à la recherche d’un nouveau statut constitutionnel, les Québécois ont exploré différentes avenues dans leur histoire. Où en sont-ils aujourd’hui? Tel sera l’enjeu de ce premier panel.

• Éric Bédard, historien et professeur à l’Université TÉLUQ : « Retour de la survivance ? »

• Guy Rocher, ex-sous-ministre de Camille Laurin et professeur émérite de sociologie à l’Université de Montréal : « La loi 101: un projet inachevé »

• Jacques Létourneau, président de la Confédération des syndicats nationaux : « Les mouvements sociaux et la question nationale »

 
12 h    Dîner libre
 

13 h 30   Panel : Que reste-t-il de la liberté d’expression?

On a beaucoup débattu, ces derniers mois, de la liberté d’expression. Cette question passionne, et c’est bien naturel. Dans quelle mesure notre société peut-elle débattre librement des grandes questions qui la traversent, sans verser dans une polarisation excessive qui rend chaque camp imperméable aux arguments de ses contradicteurs? Dans quelle mesure sommes-nous collectivement capables de nous affronter démocratiquement sans verser dans des polémiques extrêmes démocratiquement contreproductives? Dans une société marquée par des possibilités de communication exceptionnelles, peut-être faudra-t-il réapprendre à débattre? Chose certaine, les grandes questions que se pose la société québécoise pourraient se poser plus sereinement. Dans ce deuxième panel, on réfléchira sur les conditions d’un débat de société éclairé au Québec.

Marie-France Bazzo, animatrice et productrice : « Peut-on débattre au Québec? »

• Patrick Moreau, rédacteur en chef de la revue Argument : « La novlangue : la décrypter pour réapprendre à penser »

• Mathieu Bock-Côté, sociologue (Ph.D.), chargé de cours à HEC Montréal et chroniqueur au Journal de Montréal et au Figaro : « Les nouveaux visages de l’ostracisme politique »

 
 15 h 30   Panel : Histoire, identité, culture 

Qu’est-ce qui caractérise la culture québécoise? Quel est son noyau fondamental? Chaque peuple, d’une époque à l’autre, est amené à se demander ce qu’il a en propre, surtout lorsque se pose la question de l’intégration à sa culture de populations nouvelles issues de l’immigration. Il se questionne sur son identité, sur sa culture, sur son histoire. Il se demande comment transmettre son héritage propre, ce qui le pousse naturellement à réfléchir sur le rôle de l’école et sur la vision de la collectivité qu’elle doit porter. Dans cet atelier, nous verrons de quelle manière il est aujourd’hui possible de penser la culture québécoise et d’assurer à la fois sa conservation et son épanouissement.

• Guillaume Lamy, doctorant en science politique à l’UQAM, auteur, producteur et animateur à Canal Savoir : « Famille sans nom : ce que la France est devenue pour le Québec »

Carl Leblanc, documentariste, scénariste et écrivain : « Le Québec peut-il être un sujet de film? »

• Mounia Ait Kaboura, philosophe et responsable de la recherche à la Chaire Unesco d’étude des fondements philosophiques de la justice et de la société démocratique au Canada (UQAM) : « Comment rapprocher les cultures aujourd’hui ? »

Émile Robichaud, directeur de l’Institut Marie-Guyart, auteur, et ancien directeur d’institutions scolaires :« L’école québécoise : mythes et réalités »

 

17 h    Mot de clôture

 

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Prix régulier : 30$ plus taxes = 34.49$
Prix étudiant (sur présentation d’une preuve) : 15$ plus taxes = 17.25 $