« Quelque chose comme un grand peuple »

Samedi, 2 novembre 2019

Complexe des sciences Pierre-Dansereau
200, rue Sherbrooke Ouest


Un peuple, quel qu’il soit, à certains moments de son aventure collective, et surtout après des périodes difficiles ou lors de réelles transformations historiques, est amené à examiner sa situation collective. Il doit se redéfinir pour continuer d’exister, pour éviter de se fossiliser. Il est de plus en plus évident que le Québec est rendu à un tel moment. Les Québécois cherchent de nouvelles manières de décrire ce qui les ressemble, de nommer ce qu’ils ont commun. Ils se demandent ce qu’est devenue la question nationale. Ils cherchent aussi de nouvelles manières de débattre collectivement, pour redonner du tonus à leur vie démocratique. De la même manière, ils veulent conserver et approfondir leur différence en Amérique en l’inscrivant dans la nouvelle époque dans laquelle nous entrons. Dans le cadre de la onzième édition de son colloque annuel Quelque chose comme un grand peuple, l’Institut de recherche sur le Québec propose une réflexion de grande ampleur sur la situation et l’avenir du nationalisme québécois.

L’adoption de la loi 21 en juin 2019 a marqué une étape importante dans l’histoire politique récente du Québec. Après une douzaine d’années de débats entourant la place des signes religieux ostentatoires dans la vie publique, et plusieurs tentatives législatives avortées pour les encadrer, le gouvernement du Québec est parvenu à inscrire le principe de la laïcité de l’État dans la loi. Plusieurs voient là le parachèvement d’une démarche engagée avec la Révolution tranquille qui confirme par ailleurs le caractère distinct du Québec en Amérique du Nord.Le débat démocratique a cessé de tourner en rond et le peuple québécois est sorti de l’impuissance politique. Malgré la rhétorique médiatique dominante, on ne saurait dire que le Québec est cassé en deux : au contraire. Rarement une loi a-t-elle atteint un tel degré d’approbation populaire. On peut croire qu’elle traduit bien les aspirations nationales québécoises. Le Québec a rompu avec le multiculturalisme canadien et a cessé de définir son action dans le seul espace que lui concède le fédéralisme canadien.

Une chose est certaine: cette étape ne saurait être la dernière. Le Québec a tout intérêt à profiter de ce contexte historique où il réapprend à agir collectivement et à se définir autrement que l’espace toujours plus étroit que lui concède le régime canadien. Et une question s’impose: quelle sera la suivante? Autour de quels enjeux poser la question de l’identité après la laïcité? Comment se pose aujourd’hui la question de l’identité québécoise, une fois achevé le cycle des accommodements raisonnables? C’est dans cet esprit que se tiendra la douzième édition du colloque Quelque chose comme un grand peuple, organisé par l’Institut de recherche sur le Québec.

Programme

 
9 h Ouverture du colloque avec Etienne-Alexis Boucher, président du Mouvement national des Québécoises et Québécois
 
9 h 15 TABLE-RONDE : Le retour de la question linguistique
 
Frédéric Lacroix, collaborateur à L’Aut’Journal : Le Québec s’anglicise-t-il?
François Côté, avocat :  Restaurer le français comme langue officielle
Myriam D’Arcy : Intégration des nouveaux arrivants : le rôle de la culture
 
10 h 15 Période de questions
 
11 h TABLE-RONDE : « La liberté d’expression en question »
 
Mathieu Bock-Côté, sociologue et chroniqueur : La nouvelle censure; résister à l’américanisation mentale du Québec.
Stéphane Kelly, professeur de sociologie au Cégep de Saint-Jérôme : Comment restaurer la liberté d’expression au Québec?
 
12 h Période de questions
 
12 h 30 Dîner libre
 
14 h TABLE-RONDE : « Immigration, intégration, constitution : les questions interdites au cœur du débat public »
 
Jacques Houle, auteur : Faut-il réduire les seuils d’immigration?
Frédéric Bastien, professeur au Collège Dawson et auteur : Poser la question du régime.
Guillaume Rousseau, professeur à la Faculté de droit de l’Université de Sherbrooke : Pour une politique de la convergence culturelle.
Paul St-Pierre Plamondon, avocat : Nationalisme et démocratie : l’importance d’un sentiment d’appartenance partagé dans la sociale-démocratie
 
15 h Période de questions
 
15 h 30 Pause
 
15 h 45 TABLE-RONDE : « La question de l’école »
 
Joëlle Quérin, professeure de sociologie au Cégep de Saint-Jérôme : Faut-il abolir le cours Éthique et cultures religieuses?
Claudia Larochelle, auteure : Transmettre la littérature québécoise à l’école.

16 h 45 Période de questions
 
17 h Mot de clôture


16 h 45 Période de questions
 
17 h Mot de clôture


Inscription et prix

Catégorie de prixPrix (taxes incluses)
Admission générale – Prévente45 $
Admission étudiante – Prévente20 $
Paiement à la porte – Générale
(Vous devez cliquez sur Achetez vos billets et
compléter l’inscription afin d’obtenir votre billet)
55 $
Paiement à la porte – Étudiant
(Vous devez cliquez sur Acheter vos billets et
compléter l’inscription afin d’obtenir votre billet)
25 $

Achetez vos billets